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SNUDI FO

Syndicat National des Instituteurs, Directeurs et Professeurs des écoles de l'enseignement public

Zone de Texte: Soutien scolaire à la rentrée 
(en ligne le 12/06/08)
Zone de Texte: Obligations de service modifiées !

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SNUDI FORCE OUVRIERE
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le jeudi de 9 h à 17 h

Zone de Texte: Les réunions d’information  syndicale

SNUDI-FO Somme

Amiens, le 19 septembre 2008

108 h annualisées :

 

Contraintes, paperasserie, réunionite, autoritarisme... trop, c'est trop !

 

Nous avons des droits, faisons-les respecter !

La réorganisation de l'Ecole à cette rentrée 2008 a pris tout son sens avec la récente déclaration de l'ancien ministre Luc Ferry sur la disparition programmée des RASED en conséquence de la mise en place des "60 h d'aide personnalisée" et celle du ministre Darcos pour qui la mission des enseignants en maternelle consisterait à " faire faire des siestes à des enfants ou à leur changer les couches"...

 

Au prétexte de l'organisation d'un "soutien" aux élèves en difficulté, cette réorganisation nous est imposée, au pas de charge.


Elle disloque le cadre national de nos obligations de service avec les 108 h annualisées, mises en œuvre de manière différente selon les fonctions, les circonscriptions, les communes, les écoles... ce qui préfigure cette "autonomie" des établissements scolaires que le ministre Darcos a annoncé pour 2009 avec
une loi pour mettre en place les EPEP (Etablissements Publics d'Enseignement Primaire : les EPEP sont des établissements scolaires financièrement autonomes, regroupant plusieurs écoles dirigés par des directeurs-chefs d'établissement aux pouvoirs hiérarchiques étendus exécutant les décisions d'un conseil d'administration majoritairement composé d'élus politiques locaux).

 

La mise en place des 108 heures se réalise en effet dans la plus grande confusion et de manière différente suivant les circonscriptions :

 

Ici, les enseignants et les élèves de maternelle ne sont pas concernés. Là, on impose un calendrier commun des aides pour tous les enseignants de l’école. Ici, on conseille le matin ou le midi, ailleurs, plutôt le soir après la classe. Là, les groupes peuvent être constitués d’au moins 2 élèves, ailleurs, le minimum s’élève à 3. Le nombre maximum peut varier entre 6 et 8. Le nombre d’heures prévues pour l’organisation n’est pas le même partout (notons que dans d'autres départements le temps de préparation est  encore supérieur à celui de notre département (jusqu'à 15h...). Des difficultés apparaissent au niveau des études surveillées (rémunérées par les communes, ouvertes à tous les élèves). Les animations pédagogiques sont programmées soit le mercredi matin, soit le mercredi toute la journée, soit le samedi matin. La formation prévue pour les enseignants à la place de l’aide personnalisée est d’une opacité sans égale : lieux, thèmes et dates inconnues, nombre d’heures variable, jusqu’à l’apparition d’un nouveau concept : l’auto-formation.

 

C’est vraiment l’individualisation de nos obligations de service, la flexibilité de nos horaires à tous les niveaux qui se réalisent. Ce sont nos conditions de travail et notre statut qui sont attaqués.

 

Le SNUDI-FO a eu raison de ne pas s’inscrire dans le protocole de discussion sur l’utilisation des heures libérées par la suppression des cours le samedi matin en novembre 2007. Le SNUDI-FO a eu raison de ne pas signer le relevé de conclusions qui ont permis au ministre de publier ses décrets. Ils n’entraînent que difficultés et problèmes supplémentaires. Et nous ne sommes qu’au début du processus, d’autres complications ne manqueront pas de présenter.

 

Le SNUDI-FO revendique l’abrogation du décret supprimant deux heures de classe pour les élèves et du décret sur les 108 heures annualisées bouleversant nos obligations de service.

 

 Le SNUDI-FO invite, dès maintenant, tous les collègues,
individuellement ou collectivement, à lui transmettre
rapidement tous les problèmes rencontrés.

 

Pour le SNUDI-FO Somme, François Standaert, secrétaire départemental